GMOT, MOTplus et MOT

Le langage MOT s’est développé à travers trois générations d’outils de modélisation:

  • L’éditeur de modèle MOT a été rendu disponible en version 2.3 dès 1996. Il est toujours largement utilisé.
  • De 1996 à 1999, l’éditeur de modèle MOTplus a été créé. Il intègre la plupart des fonctionnalités de l’éditeur MOT 2.3 en ajoutant également deux nouvelles versions. L’éditeur MOT+LD permet de créer des scénarios de travail ou de formation qui peuvent être exportés selon différents formats, notamment un format exécutable dans les systèmes compatibles à la norme IMS-LD. L’éditeur MOT+OWL permet de construire totalement graphiquement et d’exporter des ontologies selon le format OWL-DL fondé sur les logiques de description. Présentation animée (par Josianne Basque)
  • Le multi-éditeur G-MOT a été créé de 2008 à 2012. Il existe en version autonome ou intégrée au système TELOS. Cet outil polyvalent regroupe les principales fonctionnalités de l’éditeur MOTplus. Il est construit sur des bases technologiques plus récentes et regroupe 4 principaux éditeurs : Éditeur de scénarios (TELOS, IMSLD); Éditeur d’ontologies (TELOS, OWL-DL); Éditeur RDF/RDFSÉditeur de connaissances. Une descriptions de chaque éditeur suit dans cette page. Le lecteur pourra référer aux Guides G-MOT pour la réalisation d’activités de modélisation à l’aide de l’un ou l’autre de ces éditeurs. 

Accès à l’installation de G-MOT                   Guides G-MOT
Accès à MOTplus et MOT2.3


GMOT

Contrairement à MOTplus et MOT2.3 qui ne sont accessible que sur le système Windows, le multi-éditeur G-MOT peut être utilisé sur tous les types de plateformes. Il offre cinq types d’éditeurs de modèles.

  • L’éditeur de diagrammes informels permet de créer des cartes conceptuelles et d’autres types de modèles informels sans typer les connaissances et les relations. Ces modèles peuvent être utiles dans les premières phases d’analyse mais ils possèdent une grande ambigüité lors de leur interprétation tel qu’indiqué précédemment.
  • L’éditeur de modèles standard MOT permet de construire des modèles comme ceux réalisés avec MOT 2.3 et MOTplus. Ces modèles respectent la syntaxe et la sémantique du langage MOT. Ils sont qualifiés de semi-formels car leur interprétation est faite sans exiger la précision d’un langage formel interprétable sans ambigüité par un programme informatique. En gestion des connaissances, on les recommande à la fois comme moyen de transfert des connaissances entre experts et novices lors d’activité de coconstruction d’un modèle de connaissances, ou encore comme étape préliminaire pour modéliser un processus ou un domaine de connaissances avant leur formalisation sous forme de scénario exécutable ou d’ontologie.Les éditeurs de modèles de scénario, de graphes RDF/RDFS et de modèles d’ontologies sont au contraire formels, c’est-à-dire interprétables par un agent logiciel.
  • L’éditeur de scénario permet de créer des modèles de processus multi-acteurs exécutables dans une interface Web, permettant ainsi aux acteurs d’interagir entre eux, de réaliser les tâches dont ils sont responsables, et ce en utilisant les ressources intrants de ces tâches et en produisant les ressources prévues dans le scénarios. On peut ainsi modéliser toutes sortes de processus de gestion des connaissances. L’éditeur de scénarios G-MOT sert à représenter des scénarios d’activités multi-acteurs. Il a été construit par une analyse, comparative du standard BPMN pour les scénarios de travail (« workflows »), la spécification IMS-LD pour les scénarios d’apprentissage et le langage général MOT. Ce travail a conduit au repérage de 21 situations de contrôle utilisés en génie logiciel pour construire des [workflows. Ces situations englobe les conditions de la spécification IMS-LD, niveaux B et C.
  • L’éditeur de graphes RDF/RDFS est fondé sur les langages correspondants élaborés par le W3C, l’organisme qui gère le Web. Il permet de construire graphiquement des ensembles de triples RDF, ainsi que des vocabulaires construits avec le langage RDFS que l’on qualifie aussi « d’ontologies légères ». Ce type de graphe est à la base du Web de données liées.
  • L’éditeur d’ontologies OWL-DL permet une extension du vocabulaire RDFS en respectent la grammaire du langage d’ontologies OWL-DL. Les graphes peuvent être traitées par des moteurs d’inférences qui permettront de déduire des faits et de valider la cohérence des composants du modèle. Les ontologies sont au cœur des technologies sémantique nécessaires à la gestion des connaissances d’un domaine. Les graphes d’ontologies, tout comme les graphes RDF/RDFS, comportent trois types d’objets MOT. Les concepts MOT représentent les classes, les principes MOT représentent les propriétés et les exemples MOT représentent des individus.

Les cinq éditeurs de G-MOT ont en commun des capacités d’édition évoluées tout comme leurs prédécesseurs. On peut modifier la plupart des attributs graphiques d’un objet tels que couleur, trame, fonte, alignement, ainsi que la position relative des objets par superposition, alignement, espacement, etc. On peut aussi documenter une connaissance ou un modèle par un texte, une figure, un tableau ou une page web en les associant aux objets du graphe. On peut aussi documenter un modèle au moyen de commentaires associés aux connaissances ou aux liens et obtenir automatiquement un fichier texte regroupant ces commentaires. Les modèles élaborés étant difficilement lisibles dans une seule fenêtre, l’éditeur G-MOT permet d’associer des modèles à chacune des connaissance d’un modèle et de déployer ainsi le modèle par niveaux au moyen de sous-modèles et ce, sur autant de niveaux que nécessaires.